De retour sur Toulouse dans la nuit, le nouvel international français André Pierre Gignac était impatient de retrouver ses coéquipiers... Interview...
Vous avez bien dormi ?
Pour tout vous dire, je n'ai pas beaucoup dormi. Je suis rentré à deux heures et demi avec l'avion que le président nous avait affrété... Mais je n'ai pas beaucoup dormi à cause de l'excitation. J'ai mis les chaînes de sport pour revoir les images. Dans la tête, ça cogite pas mal. Cela reste une super expérience et une grosse émotion...
Vous êtes rentré sur le terrain en faisant du Gignac...
Je ne me suis pas posé de questions et je n'ai pas calculé. Je voulais tout donner pour ne rien regretter à la fin du match, car c'était vraiment une chance inouïe d'être sur le terrain.
Cela a plutôt bien marché...
Oui, même si pense que j'aurais pu marquer avec plus de concentration. Mais déjà d'avoir réussi une passe décisive, c'est très bien et je suis très content.
Qu'avez vous ressenti à ce moment là ?
Je me suis mis à courir et j'étais ému. Jouer devant 80.000 personnes avec tous ces drapeaux français... C'était quelque chose d'exceptionnel...
Comment se sont passés ces dix jours au sein du groupe France ?
Les joueurs et l'encadrement m'ont réservé un accueil énorme, je les en remercie. Je suis arrivé là-bas avec une petite lésion musculaire qui a été résorbée assez rapidement grâce au staff médical, merci à eux. Mais le plus important c'est que je sois sur le terrain, avec en plus la victoire...
Et de bonnes chances d'y retourner...
C'est le plus dur qui commence maintenant, car il va falloir confirmer. Mais je ne me pose pas trop de questions et je pense que c'est ce qui fait ma force cette année.
Première sélection avec le numéro 9 en plus...
C'est un numéro comme un autre, mais c'est un maillot que je mettrais dans mon salon.
Quel a été le moment le plus impressionnant ?
La Marseillaise... C'était une grosse émotion avec Philippe Mexés à côté. On a chanté fort en plus...
Samedi, c'est le stade d'Ornano qui vous attend...
Je me languissais de revenir à Toulouse voir les coéquipiers. Samedi 21h00, c'est un match important qui nous attend à Caen. Il va falloir mettre les bouchées doubles...